La venelle plantée

Rue de la demie lune, Montreuil (93100)

Didascalie

En développant l’idée d’une venelle plantée, nous mettons en œuvre une urbanité sensible intégrée à la ville-paysage. Les porosités, qu’elles soient visuelles ou usuelles, créent une imbrication forte avec cet environnement proche. Le cœur de notre projet développe l’idée d’un jardin à vivre avec des usages privés et collectifs maîtrisés. L’espace public est animé et habité. Les logements, en fonction de leurs orientations et de leur positionnement, proposent une multitude de manière d’habiter. La construction en bois réduit l’empreinte écologique du bâtiment et réduit les nuisances liées au chantier. La venelle plantée des traverses se veut le lieu du confort durable et du plaisir d’habiter.

MOTS CLEFS

• Jardin
• Venelle
• Ossature bois
• Mur aux pêches
• Percée paysagère
• Petit collectif

La venelle

Situé dans le Haut Montreuil, le projet se donne pour enjeu de révéler l’empreinte laissée par l’activité arboricole de la ville : une structure parcellaire en lanière à l’origine dessinée par les murs à pêches. Souvent disparues mais toujours lisibles, ces traces du passé à forte valeur patrimoniale et sociale se présentent comme l’élément structurant du projet. Ici, la trame maraîchère existante formalise l’espace. Depuis la rue et les maisons voisines, les échancrures dans l’alignement du bâti invitent le regard à plonger au cœur du calme de l’îlot. Le dégagement d’un jardin central dans la continuité végétale des avoisinants offre ainsi un recul certain pour l’opération et permet de conserver une lecture longitudinale du site. Le cheminement du point haut de la rue de la Demi-Lune vers le point bas de la rue Honoré de Balzac permet de desservir l’ensemble des usages.

Une implantation rationnelle composée de volumétrie animée

Sur cette parcelle traversante, l’implantation des bâtiments se fait naturellement sur l’axe, le long de la venelle, afin d’offrir le sud à tous tout en limitant l’impact des futures constructions. Le long de la rue de la Demi-Lune, cette implantation à l’alignement de l’existant vient faire place à un retrait généreux offrant une distance de recul en courtoisie par rapport au tissu pavillonnaire lui faisant face. Le long de la venelle, le projet est composé de volumes bâtis en R+2 qui varient de hauteur en fonction de leur rapport au sol. Ses façades sont rythmées par un jeu de matière afin de pouvoir identifier son domicile. Afin de conserver la lecture du pavillonnaire, les circulations verticales sont exprimées en façades afin de découper le volume et rythmer la progression vers le jardin central. Ces retraits offrent des lieux d’appropriations végétalisés individuels ou commun qui participent activement à l’animation de l’espace partagé. Les bâtiments sur la dent creuse se font fronts offrant des vues doubles orientées aux logements. Son implantation et sa découpe cherchent à faire passer au maximum la lumière du matin. Le bâtiment pont de la rue Honoré de Balzac vient conclure la séquence par une jonction fine avec les bâtiments existants.

Des façades contextuelles

En cohérence avec le choix structurel de l’ossature bois, les façades donnent la part belle au bois sous différentes formes : bardage, bardeaux, menuiseries extérieures, platelage… Une alternance de revêtement correspondant au jeu de volumétrie permet d’animer et séquencer les façades avec un autre matériaux : la brique. Cette texture minérale enrichie la palette de matière et vient l’expression des façades en veillant à assurer une cohérence de volume et une variété de teintes. Enfin les volumes sur lesquels viennent s’inscrire les escaliers seront traités en enduit avec voile béton afin que la lumière puisse accompagner la séquence d’entrée aux logements. Aucune distinction n’est faite entre les différentes destinations des bâtiments qu’ils soient LLI ou LLS.

Des circulations conviviales et lisibles

Le projet n’ayant qu’un ascenseur pour desservir les places PMR au sous-sol dans le bâtiment A, les escaliers vont être empruntés quotidiennement par les habitants. Ils doivent être généreux et qualitatifs en proposant un réel confort d’usage. Extérieurs mais protégés, ils offrent des vues sur le quartier et apportent fluidité et douceur à la séquence d’entrée chez soi.
Pour le projet, ces escaliers en façade sont l’occasion de faire vivre l’espace partagé avec un usage permettant d’habiter la rue intérieure. L’éclairage de ces traverses verticales en soirée ponctue et anime le parcours. Ils seront habillés de grimpantes qui assurent l’intimité nécessaire et apportent un complément vertical de végétalisation de l’espace public.
Des toitures investies. Ces circulations verticales et généreuses permettent aussi d’accéder à des toitures partagées aux usages multiples. Elles peuvent être l’occasion d’usage ne pouvant pas se passer au sol compte tenu de la densité. Elles sont couronnées d’une jardinière qui permet le dévoiement des conduits techniques sur des zones identifiées, optimisant le coût des installations en permettant un usage supplémentaire aux résidents.

Jardin partagé

Le paysage est ouvert et traité comme un tout. Il est pensé pour une appropriation maximum de l’espace par les résidents. Il est essentiellement collectif favorisant le lien social. Ce paysage est parcouru par un cheminement intérieur nord-sud. Elles favorisent l’appropriation des lieux par les résidents tout au long de la journée faisant de ce lieu, un lieu de vie.

Plaisir d'habiter

Notre démarche consiste à donner de l’espace, du soleil, de la verdure pour tous. Nous souhaitons rendre compte de la spécificité de chaque logement, de sa manière à instaurer une relation identitaire entre habitat et habitants. Chacun doit pouvoir identifier son logement, comme dans un hameau. Les logements devront être des espaces à vivre d’aujourd’hui qui bénéficient d’une vue sur le paysage tout en privilégiant le confort d’intimité. Des typologies contextualisées. Le projet compte 55 logements afin de pouvoir respecter aux mieux les besoins d’INLI en petite typologie et le souhait de la ville de Montreuil de faire de la mixité sociale. 3 X T1 20 X T2 26 X T3 et 6 X T4 répondent aux mieux au contexte. A partir du T3, tous les logements sont traversants ou double orientation. Les séjours sont privilégiés à l’ouest, et chaque logement bénéficie d’espaces extérieurs et de vues sur le paysage, tout en profitant d’une intimité préservée. Le long de la venelle, de petites typologies type T2 organisent leurs chambres au calme côté jardin et leurs séjours à l’ouest prolongés par des balcons.

Image de couverture du projet La venelle plantée
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