Trame Habitée
Rue d'Auvry, Aubervilliers (93300)
Condition de commande
Concours restreint
Contexte opération
Zone dense en dent creuse
Maîtrise d’ouvrage
I3F
Calendrier
janvier 2015
Type de marché
Privé
Coût
9 350 000 euros HT
Surface
5 500 m² SDP
Architecte mandataire
Naud et Poux architectes
Équipes
R.A.W [Playground]
Projet réalisé en qualité de sous-traitant
Didascalie
La complexité du site (dessin de la parcelle très découpé, nombreux mitoyens de hauteurs et de volumes différents, nombreux murs pignons à traiter, nombreuses règles d’urbanisme à prendre en compte…) nous a conduits à travailler une micro urbanité répondant point par point à son environnement. Elle agit comme une acupuncture urbaine pour trouver à chaque donnée et contrainte son traitement adéquat et ciblé.
MOTS CLEFS
• Rue active
• Cité artisanale
• Dent creuse
• Jardin urbain
• Amorce
• Remplissage
• Trame habitée
• Échoppe
Désir
Le désir de déjouer l’étroitesse de la rue Auvry et d’offrir le maximum de luminosité et d’ensoleillement en coeur d’îlot a guidé cette volonté environnementale forte : laisser pénétrer le soleil et la lumière autant dans la petite largeur de la rue d’Auvry que dans l’arrière de l’îlot pour que les anciennes/nouvelles constructions et les futurs aménagements paysagers bénéficient au maximum de cet apport naturel. Jouant de la spécificité du bâti existant environnant, le partage (ou dispatching) de la densité sur l’assiette foncière constitue un choix de parti fort. Le projet s’articule ainsi sur quatre grands axes.
Typologies
Elles sont très différentes les unes des autres (traversantes, à double orientations, à triple orientations, à quadruple orientations, en simplex, en duplex..), la même attention a été portée à chaque logement, soigneusement dessiné et bénéficiant tous de prolongement extérieur.
En son Cœur
Il est important de construire en cœur d’îlot en couture des immeubles existants, de ne pas laisser d’espace à l’abandon. Le projet vient panser les plaies des démolitions, s’accrocher aux mitoyens, jouer avec les existants. Les adossements traitent de manière architecturale une partie des pignons aveugles existants. Les gabarits et les volumétries des constructions sont particulièrement calibrés, ajustés et donnent une existence nouvelle au cœur d’îlot, une âme particulière plus intime et plus domestique.
Jardin bas
L’aménagement du jardin intérieur est fortement induit par l’organisation spatiale et fonctionnelle et se développe depuis la venelle de desserte. Un gradient va donc pouvoir être mis en place avec comme point de départ la rue - espace minéral, de passage, de rencontre largement dimensionnée ; une bande végétale sera aménagée sur la totalité du linéaire au pied des constructions pour garantir aux ateliers et aux accès aux maisons hautes une intimité. (Comme les rues du 12ème ou celles du 11ème avec des pots, des arbustes en pleine terre, etc..)
Jardin haut
La toiture des maisons hautes est organisée en jardins familiaux ; chaque maison dispose ainsi d’un jardin potager directement accessible depuis son patio intérieur. L’épaisseur de terre est prévue pour la culture traditionnelle. Ce système peut être remplacé partiellement ou en totalité par un aménagement paysager non accessible avec des espèces adaptées à un ensoleillement direct (Sud) sans arrosage pendant de longues périodes et suffisamment rustiques pour affronter des températures basses en hiver sans protections particulières aux vents froids. Le biotope est celui des Alpes de Haute Provence avec plantes grasses rustiques, genêts, arbustes persistants, etc....